Scénario pédagogique pour des apprentissages à distance (en tout ou en partie)

L’objet de ce scénario est d’envisager des modalités pratiques qui permettent de réaliser des apprentissages à distance. Cette partie à distance peut être complète ou partielle. Dans le cas d’un apprentissage à distance partiel, les parties « synchrones » décrites plus loin correspondent au temps en classe.

Ces modalités visent prioritairement des moyens pédagogiques à mettre en œuvre en vue de permettre à chaque élève d’accéder à l’apprentissage. Ce document ne contient pas des modalités techniques relatives à des dispositifs de contacts à distance ou à l’utilisation de l’une ou l’autre plateforme numérique. Des informations à ce sujet sont disponibles sur https://fesec.be

Ce document est réalisé en vue de répondre aux enseignants qui devront aborder de nouveaux apprentissages. Il convient tout autant aux situations qui visent la remédiation, la consolidation ou le dépassement.

Le scénario

L’objet de ce temps est de communiquer les consignes de travail à l’ensemble des élèves ainsi que les contenus des 3 autres temps. Ce temps ne dépasse généralement pas 30 à 40 minutes. Il peut parfois n’être que d’une dizaine de minutes. Le rendez-vous se fait à un moment déterminé, par exemple en fonction de l’horaire d’avant le confinement.

Les tâches proposées concernent explicitement des apprentissages visés par le programme.

En ce qui concerne les consignes, elles :

  • précisent les actions attendues de la part des élèves : ce sont des verbes d’action tels que rédiger, annoter, réaliser un croquis, réaliser un tableau comparatif…, pas des processus tels que décrire, comparer… qui sont des opérations mentales traduites par ces verbes d’action ;
  • sont accompagnées des critères qui permettront d’évaluer la qualité de la production attendue sous une forme ou une autre. L’objectif est de permettre aux élèves d’être à même d’apprécier eux-mêmes la qualité de leur travail ;
  • précisent le délai pour l’envoi de la production et les modalités pour sa communication électronique ;
  • sont accessibles à postériori (plateforme de l’école, Padlet, Office365…).

Si la tâche réactive des apprentissages réalisés avant le confinement, le lien avec les apprentissages déjà réalisés doit être explicite (à tel moment de l’année, à propos de tel sujet, à la page x du manuel…).

Notes : pour transposer les situations d’apprentissage disponibles en ligne, rendez-vous à une des adresses (en histoire, en géographie, en FHG, en EDM) et ouvrez une des situations d’apprentissage:

  1. Les liens entre la situation d’apprentissage et le programme sont indiqués dans le point 5 ;
  2. Les supports documentaires sont renseignés dans le point 2 ;
  3. Les consignes sont indiquées dans le point 3 ; Adaptez-les éventuellement de manière à vous assurer qu’elles sont accessibles à l’ensemble de vos élèves (notamment compte tenu de ce qui a déjà été appris).

Vérifiez que l’élève a les savoir-faire suffisants pour la manipulation des outils (disciplinaires ou non) pour réaliser la production attendue. Si ce n’est pas le cas, prévoyez un support (procédure, assistance en ligne…) pour lever les éventuelles difficultés. De nombreux tutoriels à propos des outils disciplinaires sont également disponibles sur les portails des disciplines.

Au-delà de cette communication des consignes, ce contact est aussi une opportunité pour :

  • entretenir le lien social avec les élèves ;
  • lever des difficultés techniques pour l’un ou l’autre élève (connexion internet, matériel disponible…)*;

Au terme du temps 1, l’élève a obtenu par la visioconférence les renseignements suivants :

  • des consignes pour réaliser une ou des productions ;
  • les supports documentaires ;
  • le moment et le temps pour la réalisation des productions et les modalités du tutorat (voir temps 2) ;
  • le moment et les modalités de dépôt de la ou des productions ;
  • le rendez-vous et les modalités des temps 3 et 4.

 

*Si des élèves n’ont pas le matériel nécessaire pour l’une ou l’autre action attendue, il est souhaitable d’adapter les consignes, par exemple en envisageant des dispositifs collaboratifs où l’entraide permettra à chacun d’agir en fonction de ses moyens.

L’objet de ce temps est consacré à la réalisation de la tâche d’apprentissage et à un ou des moments pendant lesquels les élèves pourront vous contacter pour avoir de l’aide. Ce temps de réalisation de la tâche est calibré (par exemple une à deux fois 50’, par exemple en fonction de l’horaire d’avant le confinement). Les modalités d’accès aux échanges en direct avec l’enseignant sont communiquées préalablement*. Déterminer le moment et le temps de travail est un aspect important du scénario :

  • pour les enseignants : cela permet d’évaluer la charge du travail quotidien adressé aux élèves ;
  • pour les élèves, cela permet d’organiser son temps d’apprentissage dans un cadre proche du rythme auquel l’école l’a habitué depuis toujours.

Il est préférable d’éviter des échéances du type « pour la fin de la semaine ». Cela suppose que l’élève peut gérer lui-même son temps d’apprentissage alors qu’il n’a jamais appris à le faire. Apprendre à distance est plus complexe que réaliser des devoirs d’application. L’utilisation d’une plateforme ou un agenda partagé est certainement un atout.

 

*L’enseignant est disponible en visioconférence pour lever des difficultés d’ordre pédagogique ou technique. Les élèves se rendent spontanément à l’adresse de la visioconférence et attendent leur tour dans un dispositif de salle d’attente comme dans Zoom ou par la prise de RDV dans un agenda partagé

Ce temps n’est pas nécessairement consécutif au temps précédent, mais il marque formellement la fin du temps d’apprentissage. Ce temps donnera, en plus de l’évaluation des productions, des renseignements précieux pour le temps de structuration. Pour l’enseignant, l’exercice permet aussi d’ajuster les consignes. Les critères d’évaluation des productions sont renseignés dans le point 6 des situations d’apprentissage.

Ce dispositif est exclusivement formatif. Il permet de vérifier si les intentions d’apprentissage couvertes par la production ou les activités sont rencontrées et de guider la structuration des apprentissages. Au-delà de la qualité même d’une production réalisée, cette vérification peut porter sur des savoirs factuels ou fonctionnels, sur des savoir-faire, sur la conceptualisation…

Ce temps est généralement court (une dizaine de minutes) et il gagne à être synchrone puisque, dans ce cas, l’enseignant peut vérifier que chaque élève répond personnellement aux questions.

Ce temps est généralement consécutif au temps précédent. Il est consacré à la structuration des savoirs et/ou des savoir-faire et/ou des compétences visés par l’apprentissage. Ce temps n’excède pas 45 minutes. Il ne vise pas une correction collective des productions réalisées, mais il met en évidence ce qui a été appris et dans quel(s) contextes le réinvestissement de ces apprentissages sera attendu. Il souligne les points forts, là où les élèves ont été plus efficaces, et les points faibles, là où des difficultés ont été rencontrées. Il fait émerger des stratégies à mettre en place pour éviter ces difficultés à l’avenir. Le cas échéant, il permettra de poursuivre des apprentissages par de la remédiation, de la consolidation ou du dépassement.